Annecy-le-Vieux : la rixe au lycée se termine à la barre du tribunal

Maître Georges Rimondi (du barreau de Thonon-les-Bains) a défendu le lycéen mis en cause.
Maître Georges Rimondi (du barreau de Thonon-les-Bains) a défendu le lycéen mis en cause.

L’exclusion du lycéen en octobre 2018 n’aura pas suffi. Le contentieux entre ce jeune homme de 18 ans et ses camarades de l’ECA d’Annecy-le-Vieux s’est terminé à la barre du tribunal correctionnel d’Annecy le 4 novembre 2019. Petit rappel des faits.

Le 18 octobre 2018, le protagoniste n’aurait pas supporté une bousculade émanant d’un autre élève alors qu’il se déplaçait avec des béquilles suite à une opération de la jambe. Il a mal, ronge son frein et trois heures plus tard, à la cantine, il reconnaît l’auteur du coup. « Je suis allé le voir pour m’expliquer, explique le mis en cause au tribunal. Il avait bien vu que j’avais mal. » Lui reprochant de ne pas avoir vu son handicap, et attendant des excuses, il frappe son adversaire au visage à sept reprises alors que l’autre l’aurait traité de « crétin ». « Je l’ai tapé trois fois mais pas avec ma béquille », précise-t-il. La victime est blessée au visage et aux dents et subit une incapacité totale de travail de 8 jours. L’auteur présumé des coups sera exclu du lycée. « J’ai été viré, mais j’ai pu m’inscrire ailleurs pour passer mon bac que j’ai eu. »

3 mois de prison avec sursis requis

« Même trois coups, ce n’est pas admissible dans l’enceinte d’un lieu d’éducation ! », s’insurge le ministère public en requérant une peine de trois mois de prison avec sursis. La simple bousculade a dégénéré trois heures plus tard en bagarre et c’est bien ce qui est reproché à l’auteur présumé des faits.

Quant à la victime âgée de 16 ans, seule sa mère est présente à l’audience. Elle précise que son fils a certainement bien compris le handicap d’autant que lui-même souffre d’une pathologie de type neurologique. Habitué à se battre psychologiquement, il ne souffrirait pas des conséquences de cette rixe. « Mon fils sait aller de l’avant, mais il n’a pas compris pourquoi il avait été invectivé. C’est pour cela que l’on a porté plainte. »

L’affaire est mise en délibéré qui sera rendu le 18 novembre 2019.