Echenevex : l’installation de stockage de déchets inertes pourrait poser des problèmes

Les deux futurs emplacements se trouvent de part et d’autres de la route départementale 984c.
Les deux futurs emplacements se trouvent de part et d’autres de la route départementale 984c. - © Google Maps

La communauté d’agglomération du Pays de Gex via son PLUIH (plan local d’urbanisme intercommunal habitat) pourrait prévoir la création d’une nouvelle déchetterie et l’installation de stockage de déchets inertes (ISDI).

Les emplacements prévus se trouvent d’un côté et de l’autre de la route départementale 984c (voir photo), reliant Gex à Saint-Genis-Pouilly. Pour l’instant, rien n’est arrêté. L’enquête publique n’étant pas close, le commissaire enquêteur n’a pas encore rendu son avis.

Un risque accidentogène

Toutefois, pour certains habitants, le choix de ces parcelles pourrait avoir de réels impacts sur la sécurité mais aussi sur l’environnement.

« Au vu des deux emplacements, les entrées et sorties des deux sites pourraient être fortement accidentogènes, souligne l’un des habitants. C’est une zone déjà saturée par les voitures. Le carrefour est déjà assez dangereux. Mais verra-t-on peut-être l’arrivée d’un nouveau giratoire. Qui sait ? » « Il y aura aussi un engorgement futur de la circulation à l’entrée d’Echenevex dû aux dizaines de camions par jour », explique un autre habitant.

Du côté environnemental, les deux sites se trouvent sur un corridor écologique. « Toute la faune passe sur le terrain. On met en danger le faune mais aussi la flore de cette zone naturelle. L’emplacement prévu coupant le seul tronçon naturel restant entre Saint-Genis et Gex. Il y a aussi une grande valeur paysagère. Aussi, la Varfeuille, cours d’eau important, pourrait être impactée. »

« C’est un véritable foyer de biodiversité, insiste un habitant. Il y a aussi un risque écologique puisqu’il y a la présence de deux captages d’eau à moins de 100 mètres de la zone. » « Un risque n’a également pas été pris en compte. Il y a un risque d’effondrement avec le bassin de rétention prévu. »

Mais avant tout, si le PLUIH est arrêté en l’état, l’installation d’une ISDI menace directement une zone agricole, cultivée depuis des décennies. « Comme d’habitude, le sort de l’agriculture et des paysans est occulté alors que les récentes lois du Grenelle II et Alur en ont fait un enjeu de développement durable. »

Les habitants mettent en évidence la qualité de vie des riverains. « Il y aura des effets néfastes liés aux nuisances sonores et à la poussière. »

C’est également toute l’image de l’entrée de ville qui sera modifiée. « Vous vous rendez compte. Maintenant, on sera le petit village derrière la déchetterie et la carrière. »