L’hôpital de Thonon se mobilise pour sensibiliser aux risques d’AVC

Anne Villard et son équipe de l’hôpital de Thonon devant l'équipement de télé consultation relié à l'hôpital d'Annecy.
Anne Villard et son équipe de l’hôpital de Thonon devant l'équipement de télé consultation relié à l'hôpital d'Annecy.

Le 29 octobre est la Journée mondiale de l’AVC (accident vasculaire cérébral) qui frappe aussi bien les enfants que les adultes. La Société française neuro-vasculaire s’est mobilisée afin de sensibiliser le public aux facteurs de risque et aux mesures préventives permettant de l’éviter. Aux Hôpitaux du Léman, Anne Villard, urgentiste depuis 15 ans, relaye cette campagne d’information. Elle en dit plus sur cette pathologie qui frappe 155 000 personnes en France chaque année et reste la 1re cause de handicap, la 2e de démence après Alzheimer et la 3e de mortalité.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

L’AVC correspond soit à l’obstruction, soit à la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau qui n’est alors plus oxygéné, ce qui entraîne la mort de 2 millions de cellules cérébrales ou neurones par minute. Sa gravité est fonction de sa localisation et de l’étendue des zones cérébrales touchées. Il est toujours imprévisible et brutal. L’accident ischémique transitoire (AIT) présente les mêmes symptômes. Il est dû, comme l’AVC à la présence d’un caillot qui entrave mais de manière transitoire, la circulation sanguine cérébrale. Il dure en général moins d’une heure, sans aucune lésion cérébrale visible aux examens radiologiques. Dans les deux cas, il faut composer le 15 pour une prise en charge identique.

Comment reconnaître ces accidents ?

Il suffit de se souvenir du mot FAST qui signifie rapide en anglais. F pour Face (visage) : déformation asymétrique de la bouche, baisse de la vision ; A pour Arm (bras) : engourdissement, faiblesse voire paralysie d’un membre inférieur ou supérieur ; S pour Speech(parole) : troubles de la parole, aphasie, jargonnage et T pour Time (temps) : alerter le 15 sans perdre de temps en présence d’un de ces symptômes.

Comment une victime est-elle prise en charge ?

Récupérée avec son traitement médical en cours, elle subit le plus rapidement possible les examens classiques avant un scanner ou une IRM. La communication par télé médecine avec l’unité spécialisée de l’hôpital d’Annecy décide du traitement d’urgence à lui appliquer et de sa suite. Plus un AVC est pris en charge tôt, plus on réduit les lésions cérébrales et leurs séquelles qui affectent trois-quarts des patients lui survivant.

Comment diminuer le risque d’AVC ?

Cinq gestes sont particulièrement importants à sa prévention : faire contrôler sa pression artérielle et mesurer son taux de cholestérol, manger sainement, pratiquer régulièrement une activité physique et arrêter le tabac.