(VIDÉO) Annecy: Teiva Hunter, le musicien haut-savoyard aux accents polynésiens

C’est au sein de son appartement que Teiva Hunter a aménagé son studio d’enregistrement, où il prépare son prochain EP. (Photo
: Teiva Hunter)
C’est au sein de son appartement que Teiva Hunter a aménagé son studio d’enregistrement, où il prépare son prochain EP. (Photo : Teiva Hunter)

C’est depuis sa plus tendre enfance que Teiva Hunter a plongé dans l’univers de la musique, mais avec une vision bien particulière. « J’ai toujours été passionné par le fait que des gens aient l’idée de faire telle ou telle musique, ça m’émerveillait de voir qu’il y avait toujours de nouvelles choses à faire dans ce domaine » explique-t-il. « Durant les trajets en voiture avec ma sœur, je ne faisais pas que chanter des chansons existantes, j’en créais de nouvelles ».

Mais c’est à l’âge de 14 ans qu’il composa sa première vraie chanson, en même temps que son apprentissage de la guitare. « La mélodie m’est venue automatiquement, c’était très naturel » précise Teiva, ajoutant que ses copains de classe furent son premier public.

Des origines bien présentes

Et dans ses chansons se retrouvent les origines du jeune artiste, à savoir la Polynésie française. « Je suis né en France, mais j’ai vécu pendant longtemps à Tahiti, avant de venir à Annecy » se remémore-t-il. Son nom, Teiva Hunter, est d’ailleurs à 100 % polynésien. « Teiva est le seul prénom de cette origine que mes parents connaissaient, et ils l’aimaient beaucoup. Pour Hunter, c’est un patronyme emprunté, car ça se fait beaucoup à Tahiti d’avoir un nom de famille à consonance américaine ».

Si au début ses chansons s’inspiraient de la culture polynésienne, à son retour en France, il s’agit plus de nostalgie. « Je dois avouer que ça me manque, car j’ai été bercé dans cette ambiance pendant très longtemps, alors il est important pour moi de la transmettre dans ma musique » relate le chanteur. Cela va passer par les instruments, comme le pahu, les percussions ou encore le to’ere, et des voix polynésiennes de femmes.

Ses chansons reflètent son expérience

Au-delà de l’aspect polynésien, Teiva Hunter veut faire passer des messages à travers ses chansons. La dernière en date, « Derrière moi », est sortie le 6 octobre dernier, et aborde les thèmes du harcèlement scolaire et de la résilience. « Cette chanson et ce clip sont le reflet exact de ce qui m’est arrivé durant ma jeunesse, puisqu’un garçon essayait de m’intimider à l’école. J’ai donc essayé de transmettre ce qu’il y a dans la tête de la victime mais aussi du harceleur, pour que tout le monde puisse se retrouver dedans ».

Une manière pour l’artiste de faire bouger les choses à son échelle, ou du moins « inspirer les enfants, pour qu’ils se rendent compte de l’impact que peuvent avoir leurs actions ». En attendant, Teiva prépare la sortie de son premier EP au printemps prochain, qu’il enregistre en studio, dans son appartement. « J’essaye de tout faire dans l’ordre, d’abord mon album, puis faire des concerts. J’ai d’ailleurs déjà quelques propositions ».

Retrouvez Teiva Hunter sur Facebook, mais également sur les plateformes de musique comme Youtube.