Thonon: des tarifs pour toutes les bourses à la Maison des arts du Léman

«
Nous sommes une scène conventionnée. C’est pour cela que nous avons ce degré d’exigence en termes de propositions
», souligne Thierry Macia, directeur de la Maison des arts du Léman.
« Nous sommes une scène conventionnée. C’est pour cela que nous avons ce degré d’exigence en termes de propositions », souligne Thierry Macia, directeur de la Maison des arts du Léman.

Thierry Macia le répète à l’envi : la Maison des arts du Léman (MAL) doit être ouverte au plus grand nombre. Pour cela, le directeur de la scène culturelle a deux leviers principaux : la diversité de la programmation et la politique tarifaire.

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Des spectacles pour tous

En cette fin octobre, alors que se termine le festival jeune public des P’tits Malins, se profile un mois de novembre « particulièrement fort en termes de diversité » : de la chanteuse Lou Doillon (le 2 novembre) à l’orchestre philharmonique Ose (le 9 novembre) en passant par l’humoriste Camille Lellouche (19 et 20 novembre) et la troupe de cirque Tabarnak (le 5 novembre), les spectacles proposés par la MAL seront de nouveau placés sous le signe de l’éclectisme.

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Des spectacles subventionnés à près de 55 %

Mais si proposer des spectacles pour tous les publics est une chose, les rendre accessible financièrement à toutes les bourses est en une autre. « On propose des tarifs qui nous permettent, non pas de gagner de l’argent mais que la part de subvention pour chaque projet soit raisonnable », indique Thierry Macia.

Structure publique, la MAL bénéficie en effet de subventions importantes de la part des collectivités territoriales et de l’Etat (lire ci-contre) : elles représentent près de 55 % d’un budget qui s’élève à 3,1 millions d’euros.

En clair, si la Maison des arts du Léman n’était pas une scène subventionnée, le tarif payé par le spectateur serait pratiquement deux fois plus élevé. « C’est pour ça qu’il faut que les gens en profitent », s’exclame Thiery Macia. Cette saison, les tarifs s’échelonnent entre 8 et 50 euros (à la Grange au lac, à Evian).

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Des spectacles à tarifs réduits

Parallèlement, des tarifs réduits sont mis en place (enfants, moins de 25 ans, demandeurs d’emploi…) « Nous avons aussi un politique d’abonnement pour créer des fidélités et aiguiser le regard à la diversité, complète le directeur de la MAL. On propose d’ailleurs un prélèvement bancaire en 3, 5 ou 7 fois pour échelonner les paiements. »

Ont également été instaurés des tarifs «Eco-MAL« qui offrent jusqu’à 80 % de réduction sur un nombre de places prédéfinies jusqu’au jour même du spectacle.

Il existe enfin un fonds de soutien permettant aux personnes les plus démunies d’aller voir un spectacle au tarif symbolique d’un ou deux euros. L’an dernier, 280 billets ont été émis dans ce cadre.

Un budget composé pour moitié de subventions

Sur les quelque 3,1 millions d’euros de budget annuel de la Maison des arts du Léman, plus de la moitié provient des subventions de l’Etat, de la Région, du Département, de Thonon Agglomération, des villes de Thonon, Evian et Publier ainsi que des communautés de communes du Pays d’Evian- vallée d’Abondance et du Haut-Chablais (dans le cadre des chemins de Traverse). Environ 100 000 euros proviennent par ailleurs du mécénat.