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Annecy et sa région

jeudi 30.06.2011, 14:00

Bernard Bosson annonce son soutien au candidat Bayrou pour la Présidentielle

Le député-maire d'Annecy avait accueilli François Bayrou à la veille du premier tour de la Présidentielle de 2007. Le député-maire d'Annecy avait accueilli François Bayrou à la veille du premier tour de la Présidentielle de 2007.

L'ancien maire d'Annecy, Bernard Bosson, a décidé de soutenir François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2012.

Il explique son choix.
Lors d'une réunion, proposée par François Bayrou à Paris mardi 21 juin, Bernard Bosson a annoncé son soutien dans la campagne de la Présidentielle de 2012. « Je suis un démocrate social de toujours », confie le maire honoraire d'Annecy, « et je ne vais pas changer. Aujourd'hui, je n'appartiens à aucun parti politique et depuis quatre ans, je n'ai jamais eu l'intention d'en rejoindre ».
S'il a donc décidé de soutenir le candidat Bayrou, qu'il avait d'ailleurs accueilli sur ses terres annéciennes en 2007 avant le premier tour de l'élection présidentielle, c'est parce que « c'est l'homme qui est le seul véritable homme du centre, qui porte ses valeurs et les incarne. Il a aussi une vraie dimension ».
Mais ce n'est pas pour cette unique raison, confie Bernard Bosson. « Depuis 1962, notre système a évolué vers une monarchie élective quinquennale. On est le seul pays au monde où une élection se fait à quatre tours (en comptant les législatives, qui donnent ou non la majorité à l'Assemblée nationale au Président), surtout avec le changement du calendrier. Et cette monarchie élective conduit à une dérive ». Celle, selon lui, qui a transformé le chef de l'État en un chef de clan. « Je trouve cela insupportable. Le chef de l'État doit être au service de tous, et non un homme qui utilise le pouvoir comme une puissance. Cela finira mal et vu le désespoir actuel, cette coupure atteint le moral de la nation et fragilise la fraternité ».

« Le chemin pour faire un homme est dur »
Un système devenu donc inacceptable pour l'ancien député-maire d'Annecy et pour qui les valeurs du centre permettraient de mettre sur les rails la société. « Une société libre et créative, avec des gens responsables, mais aussi avec une justice sociale et des projets humains et collectifs ». Pour lui, le centre n'est pas un compromis mais une addition des valeurs créatives de la droite et celles de fraternité de la gauche. « Le centre souhaite le pluralisme, l'existence de contre-pouvoirs, la séparation des pouvoirs sans laquelle il n'y a pas de démocratie ».
Le candidat Bayrou porterait donc toutes ces valeurs, qu'il aurait « acquises avec les années par la force et la volonté » . « Les Français ont besoin d'un homme, qui serait à la fois en interne une sorte de grand maire national et en même temps ait une dimension internationale. François Bayrou a beaucoup gagné, il a pris des coups, porté un espoir. Le chemin pour faire un homme est dur. Il a atteint la vérité de l'homme qu'il est ».
Pourtant Bernard Bosson n'avait pas suivi, au lendemain de la défaite du MoDem au premier tour de l'élection présidentielle, celui qu'il soutient aujourd'hui. « Il avait dit qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Ce n'était pas ma position. Je connais Nicolas Sarkozy depuis longtemps, c'était un ami proche lors de la campagne d'Édouard Balladur. Il avait pris de nombreux engagements, et on avait beaucoup de raisons d'espérer qu'il les tiendrait. En fait, il n'en a tenu que très peu et cela a été la grande déception.
Aujourd'hui, je pense que François Bayrou est le seul qui peut porter devant les Français nos valeurs et convaincre que c'est lui
 ».
Bernard Bosson souhaite contribuer à donner une nouvelle dimension à la formation centriste. « On ne veut pas faire comme les autres avec cette idée de parti unique. C'est le rêve que nous portons. Car nous arrivons au bout des clivages droite-gauche. Les extrêmes sont forts aujourd'hui. Le pays n'en peut plus de ces deux camps. La déception est grandissante. Il faut corriger ces dérives, c'est pourquoi il est nécessaire d'avoir quelqu'un porteur d'une vision démocratique ».

LEILA LAMNAOUER

L'Essor savoyard
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